Retrouver les vignes oubliées de Bretagne

Projet Breizh Vinifera

Accompagner l’inventaire participatif et la sauvegarde des ressources viticoles en Bretagne

Ce projet s’inscrit dans la continuité de recherches lancées en 2011 pour préserver et mettre en valeur le patrimoine viticole breton. Il vise à accompagner l’inventaire participatif et la sauvegarde des ressources matérielles et immatérielles liées à la viticulture en Bretagne, tout en structurant un observatoire de la biodiversité viticole locale.
Nous souhaitons préserver la richesse du patrimoine viticole de la région, notamment face aux enjeux environnementaux actuels.

Grâce à une cartographie participative, les acteurs du territoire et les habitants pourront contribuer à identifier les différentes variétés viticoles encore présentes en Bretagne, assurant ainsi une meilleure connaissance et une sauvegarde efficace de cette biodiversité unique.

Photo d'une grappe de vigne, raisin vert clair, dont la tige est tenue par une main

Pourquoi recenser les vignes oubliées ?

Redécouvrir, mais aussi préserver un patrimoine méconnu et qui pourrait souffrir d’un manque d’attention – et donc de conservation.

Depuis quelques années, la région connaît une relance de la pratique viticole, guidée par un besoin d’adaptation à de nouveaux contextes (climatiques, etc) avec un engouement pour d’autres cépages récents. Si les deux démarches sont complémentaires, la temporalité et les objectifs de la conservation nécessitent une approche spécifique.

Il s’agit ici de prêter une attention particulière à l’historique régional, de mettre en lumière le patrimoine variétal encore présent (et parfois relictuel).
Les variétés identifiées feront l’objet d’un programme de conservation pour les maintenir à disposition des générations et usages futurs.

Principaux objectifs

  • Mener un inventaire participatif des ressources viticoles bretonnes, en identifiant les variétés présentes dans la région.
  • Sauvegarder et valoriser le patrimoine viticole, tant matériel qu’immatériel, pour préserver la diversité viticole bretonne.
  • Créer un observatoire de la biodiversité viticole, afin de suivre et comprendre l’évolution des ressources viticoles en Bretagne.
  • Renforcer la visibilité de la viticulture bretonne en soutenant les savoir-faire locaux et en promouvant la région comme acteur de la biodiversité agricole.
Photo d'une vieille vigne courant le long des murs d'une bâtisse en pierre, notamment au dessus de la porte
Photo d'une vieille vigne sur un reste de palissage en bordure de jardin/prairie

Un projet au cœur de la viticulture durable et participative

Ce projet représente une étape clé pour protéger et promouvoir la viticulture bretonne en lien avec la biodiversité, tout en renforçant le tissu local grâce à l’implication active des citoyens. En donnant une place centrale à l’inventaire participatif, il invite les habitants et les passionnés de la région à se réapproprier leur patrimoine viticole, créant ainsi une dynamique collective autour de la sauvegarde des ressources viticoles bretonnes. L’objectif est de bâtir un modèle viticole durable, respectueux de l’environnement et des savoir-faire ancestraux, tout en préservant les particularités de chaque terroir.
Ce projet incarne ainsi une vision de la viticulture où la tradition et l’innovation se rencontrent pour offrir aux générations futures un héritage à la fois riche et respectueux de la nature.

Un exemple emblématique de la démarche : La Magdeleine Noire des Charentes

Une des origines de la démarche est la découverte par l’ARVB (Association pour la Reconnaissance des Vins de Bretagne) d’un pied de vigne présent à l’état sauvage sur le site du Mont Garrot (35), en bord de Rance.
Après analyse pour l’identifier, ce cépage discret en apparence, baptisé Magdeleine Noire des Charentes, se trouve être porteur d’une génétique atypique, et n’est autre que… l’un des parents du « Merlot », un des plus répandus au monde !

De là à penser qu’il existerait dans la région, historiquement viticole mais en dehors des principales zones de culture de la vigne, des « trésors » passé inaperçus…  de quoi motiver une recherche plus approfondie !
Autre hypothèse justifiant que l’on s’intéresse au maintien en l’état de ces ressources: dans les anciennes cultures régionales, il pourrait exister des ressources à fort potentiel d’adaptation au (futur) climat breton.

Un parallèle peut-être tissé avec l’inventaire des poiriers greffés multiséculaires de Bretagne, culture que l’on pouvait croire réservé à d’autres régions, alors qu’à l’heure actuelle l’inventaire dépasse les 1000 pieds inventoriés avec une diversité génétique remarquable.

Photo d'un pied de vigne avec un panneau au pied indiquant le nom du cépage : Magdeleine noire des Charentes
Pied multiplié de Magdeleine noire des Charentes – Mont Garrot (Pays de Rance)

Soutien financier

Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du Fonds Collections & Biodiversité

Logo du Fonds Collections & Biodiversité